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Cotation du bilan kiné (BDK) : ce que dit la NGAP en 2026

Cotation du bilan diagnostic kinésithérapique (BDK) en 2026 : valeurs AMK, quand le refacturer et ce que la NGAP impose. Aide-mémoire à télécharger.

Pays concernés : France

Une kinésithérapeute vérifie un dossier de bilan à l’aide d’un référentiel, d’un calendrier et d’une calculatrice.

Le bilan diagnostic kinésithérapique (BDK) est à la fois un acte clinique obligatoire et un acte coté. Bien le coter, et savoir quand le refacturer, évite les rejets de facturation.

Cette page récapitule le cadre, les valeurs AMK applicables et la fréquence de refacturation, avec un aide-mémoire à télécharger.

Les valeurs indiquées sont les tarifs conventionnels de métropole. Vérifiez toujours la version en vigueur de la NGAP sur ameli.fr avant facturation.

Le BDK, un acte obligatoire

Combien se cote un BDK

La cotation dépend du type de traitement auquel le bilan est rattaché :

  • Rééducation et réadaptation fonctionnelle : 10,7 AMK, soit 23,65 €.
  • Rééducation des conséquences d'affections neurologiques et musculaires (hors atteintes périphériques radiculaires ou tronculaires), 10,8 AMK, soit 23,87 €.

Le tarif s'obtient en multipliant le coefficient par la valeur de la lettre clé : AMK = 2,21 € en métropole, 2,43 € dans les départements d'outre-mer.

Quand refacturer le BDK

La fréquence de refacturation dépend du type de traitement, et c'est une source fréquente d'erreur :

  • Rééducation et réadaptation fonctionnelle (bilan coté 10,7 AMK, chapitres II ou III de la NGAP) : le BDK suivant est facturable à la 30ᵉ séance, puis toutes les 20 séances.
  • Rééducation des conséquences d'affections neurologiques et musculaires (bilan coté 10,8 AMK) : le BDK suivant est facturable à la 60ᵉ séance, puis toutes les 50 séances.

Appliquer le rythme du fonctionnel à une prise en charge neurologique (ou l'inverse) expose au rejet. Au-delà du cadre tarifaire, ces bilans intermédiaires objectivent l'évolution et justifient la poursuite de la prise en charge.

Éviter les rejets et les indus

La plupart des litiges de facturation autour du BDK tiennent à des erreurs simples et évitables :

  • Refacturation hors fréquence : facturer un bilan intermédiaire avant l'échéance applicable, ou ne pas respecter le rythme qui suit, expose au rejet. Attention à ne pas confondre les deux régimes : 30ᵉ séance puis toutes les 20 pour le fonctionnel, 60ᵉ séance puis toutes les 50 pour le neurologique et musculaire.
  • Coefficient inadapté au traitement : coter 10,8 AMK un bilan qui relève de la rééducation et réadaptation fonctionnelle (10,7 AMK), ou l'inverse, fausse le montant facturé. Rattachez toujours la cotation au type de traitement effectivement réalisé.
  • Valeur de lettre clé erronée : appliquer la valeur métropole (2,21 €) dans un département d'outre-mer (2,43 €), ou retenir une valeur périmée, conduit à un montant inexact.
  • Bilan facturé sans document écrit correspondant : le BDK coté doit s'appuyer sur un écrit transmis au prescripteur ; en cas de contrôle, l'absence de pièce justificative peut transformer un acte facturé en indu.

En pratique, un rejet se solde par une facturation à refaire ; un indu détecté lors d'un contrôle a posteriori se traduit par un remboursement à l'Assurance Maladie. Dans les deux cas, la traçabilité de l'acte (date, type de traitement, document de bilan) est la meilleure protection.

Aide-mémoire de cotation du BDK à télécharger

Coefficients, valeur de l'AMK et règles de refacturation sur une page à imprimer et garder près de vous. Accédez au PDF en renseignant votre email :

Indemnités de déplacement

Depuis 2026, les indemnités spécifiques de déplacement sont regroupées en une indemnité forfaitaire de déplacement unique (IFS) de 4 € pour les actes réalisés au domicile du patient, à laquelle peuvent s'ajouter des indemnités kilométriques selon les conditions de la NGAP.

Le point nomenclature à connaître

La nomenclature des actes de kinésithérapie a évolué et l'AMK reste la lettre clé des bilans. Pour la logique de la réforme (disparition des AMS et AMC, nouvelles lettres-clés), reportez-vous à notre page dédiée à la nomenclature kiné 2026.

Le BDK doit être écrit

La cotation ne se conçoit pas sans le document de bilan. Le BDK est un écrit transmis au médecin prescripteur, et il sera la pièce examinée en cas de contrôle. Partez d'une trame fixe et standardisez vos formulations de diagnostic et d'objectifs.

C'est ce que fait Delta : vous capturez vos observations en prise de notes en direct ou en dictée post-séance, et l'outil génère un BDK structuré selon votre trame, prêt à transmettre, avec une mémoire patient longitudinale qui ré-injecte l'historique d'un bilan à l'autre (utile pour les bilans intermédiaires). Hébergement HDS, conforme RGPD.

Questions fréquentes

Le bilan diagnostic kinésithérapique est-il obligatoire ?

Oui. Sa réalisation est obligatoire depuis 1996 (décret n°96-879 du 8 octobre 1996). Le BDK comprend le diagnostic kinésithérapique, les objectifs de soins et le choix des techniques.

Comment se cote un BDK en 2026 ?

Il se cote 10,7 AMK (23,65 €) pour la rééducation et réadaptation fonctionnelle, et 10,8 AMK (23,87 €) pour la rééducation des conséquences d'affections neurologiques et musculaires, sur la base d'une lettre clé AMK à 2,21 € en métropole.

Quand faut-il refacturer un BDK ?

Cela dépend du traitement : en rééducation et réadaptation fonctionnelle, à la 30ᵉ séance puis toutes les 20 séances ; en rééducation des conséquences d'affections neurologiques et musculaires, à la 60ᵉ séance puis toutes les 50 séances.

Quelle est la valeur de la lettre clé AMK ?

La lettre clé AMK vaut 2,21 € en métropole (2,43 € dans les DOM).

Pourquoi un BDK est-il rejeté ou requalifié en indu ?

Le plus souvent pour une refacturation hors fréquence (en confondant le rythme du fonctionnel et celui du neurologique), un coefficient inadapté au traitement, une valeur de lettre clé erronée, ou l'absence de document de bilan justifiant l'acte coté.

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