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Accès direct au kinésithérapeute : conditions et cadre en 2026

Accès direct au kinésithérapeute en 2026 : ouvert en exercice coordonné, expérimental en CPTS dans 20 départements, 8 séances sans diagnostic, information du médecin. Le cadre et l'impact sur les écrits.

Pays concernés : France

Une kinésithérapeute accueille une personne à l’entrée de son cabinet.

L'accès direct change la relation entre le patient et le kinésithérapeute : consulter sans ordonnance, sous conditions. Le cadre reste précis et la responsabilité du praticien s'en trouve renforcée.

Cette page fait le point sur les conditions, les limites et l'impact sur vos écrits, avec un aide-mémoire à télécharger.

Le cadre : généralisé en exercice coordonné, expérimental en CPTS

Issu de la loi RIST (publiée le 20 mai 2023), l'accès direct au masseur-kinésithérapeute fonctionne à deux niveaux. Depuis le 22 août 2023, il est ouvert partout en France aux kinésithérapeutes exerçant en établissement de santé ou médico-social, en maison ou centre de santé, ou au sein d'une équipe de soins primaires ou spécialisés. Pour les kinésithérapeutes membres d'une CPTS, il reste expérimental : 20 départements, jusqu'au 31 décembre 2029 (décret du 27 juin 2024).

Si vous exercez en CPTS, vérifiez auprès de votre ARS ou de votre CPTS que votre département fait partie des 20 départements de l'expérimentation.

Les conditions et limites

Ce que ça change pour la pratique

L'accès direct responsabilise le kinésithérapeute : à lui de repérer ce qui sort de son champ et d'orienter vers un médecin si besoin. Cela renforce l'importance d'un bilan diagnostic kinésithérapique (BDK) solide et d'une traçabilité rigoureuse, d'autant que le BDK reste obligatoire et que le contrôle se fait sur pièces.

Aide-mémoire accès direct à télécharger

Conditions, limite de séances, coordination avec le médecin. Accédez au PDF en renseignant votre email :

L'impact sur vos écrits

Plus d'autonomie, c'est plus d'écrits à sécuriser : BDK, notes de séance, et le cas échéant un courrier au médecin pour la coordination. Partez d'une trame fixe, standardisez vos formulations, et dictez juste après la séance.

C'est ce que fait Delta : vous capturez vos observations en prise de notes en direct ou en dictée post-séance, et l'outil génère vos bilans et notes structurés selon votre trame, avec une mémoire patient longitudinale d'une séance à l'autre. Hébergement HDS, conforme RGPD.

Questions fréquentes

Peut-on consulter un kiné sans ordonnance en 2026 ?

Oui, sans ordonnance, si le kinésithérapeute exerce en établissement, en maison ou centre de santé, ou dans une équipe de soins primaires ou spécialisés (partout en France depuis le 22 août 2023), ou dans une CPTS de l'un des 20 départements de l'expérimentation.

Combien de séances en accès direct sans diagnostic ?

Jusqu'à 8 séances maximum par épisode de soins lorsqu'il n'y a pas eu de diagnostic médical préalable. Au-delà, le patient doit être réorienté vers un médecin.

L'accès direct concerne-t-il tous les kinésithérapeutes ?

Non. Il concerne les kinésithérapeutes en exercice coordonné : établissements, maisons et centres de santé, équipes de soins primaires ou spécialisés partout en France, et CPTS dans les 20 départements de l'expérimentation. Un kinésithérapeute libéral qui n'appartient à aucune de ces structures ne peut pas recevoir en accès direct.

Le BDK reste-t-il obligatoire ?

Oui. Le bilan diagnostic kinésithérapique reste obligatoire ; l'accès direct en renforce même l'importance.

Faut-il informer le médecin traitant ?

Oui. Le bilan initial et le compte rendu sont adressés au médecin traitant et reportés dans le dossier médical partagé (DMP).

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