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Logiciel psychomotricien : les critères pour bien choisir

Agenda, factures, dossier patient, bilans. Ce qu'un logiciel doit faire pour un psychomotricien en libéral, et les questions à poser avant de choisir.

Pays concernés : France

Un psychomotricien en libéral gère quatre choses à côté des séances. L'agenda, les factures, le suivi de chaque patient et la rédaction des bilans. Peu de logiciels font tout bien. Mieux vaut savoir ce dont vous avez besoin avant de choisir.

Les quatre besoins d'un cabinet de psychomotricité

  • L'agenda. Des suivis réguliers sur des mois, souvent calés sur l'emploi du temps scolaire.
  • Les factures. En libéral, les séances ne sont pas remboursées par l'Assurance maladie. Les familles ont besoin d'une facture pour la mutuelle ou la MDPH. Voir notre article sur le remboursement et les aides.
  • Le dossier et le suivi. Ce qui s'est passé à chaque séance et comment l'enfant évolue. Voir notre modèle de note de séance.
  • Les bilans. Le compte rendu de bilan psychomoteur est long à rédiger. Voir notre article sur la structure du bilan psychomoteur.

Les critères pour bien choisir

1. L'hébergement des données

Vos dossiers contiennent des données de santé, le plus souvent celles d'enfants. En France, un prestataire qui héberge des données de santé pour vous doit être certifié HDS (article L1111-8 du Code de la santé publique). Demandez-le noir sur blanc. Plus de détails dans notre article sur l'hébergement HDS.

2. Le temps gagné sur les écrits

Ce qui prend le plus de temps, ce sont les bilans et les écrits pour la famille, l'école ou la MDPH. Regardez si le logiciel vous aide vraiment à rédiger, ou s'il se contente de ranger ce que vous avez tapé.

3. Le suivi dans le temps

Pour un bilan d'évolution ou un dossier MDPH, vous devez retrouver ce qui a changé depuis le début du suivi. Un bon outil vous le montre sans avoir à relire toutes vos notes.

4. Les appareils

Au cabinet, à l'école ou à domicile, vérifiez que l'outil fonctionne sur tablette et sur téléphone, pas seulement sur ordinateur.

5. Le contrat

Vous restez responsable des données de vos patients. Le RGPD exige un contrat de sous-traitance avec le prestataire (article 28). Vérifiez aussi que vos données ne servent pas à entraîner des modèles. Les obligations générales sont résumées dans notre article sur le RGPD pour le praticien libéral.

Les questions à poser avant de vous engager

  • Où sont hébergées les données, et l'hébergeur est-il certifié HDS ?
  • Mes données servent-elles à entraîner des modèles ?
  • Puis-je dicter mes observations au lieu de les taper ?
  • Puis-je récupérer mes dossiers si j'arrête ?
  • Puis-je l'essayer sans engagement ?

Comment fonctionne Delta

Delta est un assistant IA conçu avec des psychomotriciens. Pendant la séance, Delta retranscrit ce qui se dit, par exemple les échanges avec l'enfant ou avec ses parents. Vous pouvez aussi dicter juste après ce que vous avez observé. Delta génère ensuite le compte rendu de la séance, en tenant compte de votre spécialité, et l'ajoute au dossier du patient. Vous retrouvez ainsi l'évolution de chaque patient au moment du renouvellement ou d'un dossier MDPH. Delta rédige aussi vos comptes rendus de bilan.

Les données restent en Europe, sur une infrastructure certifiée pour les données de santé (HDS), et le traitement par l'IA se fait sur des serveurs situés en France. Le nom du patient et les informations qui permettent de l'identifier sont pseudonymisés avant le passage par l'IA, aucun fichier audio n'est conservé, et les données ne servent jamais à entraîner des modèles. Delta fonctionne sur ordinateur, tablette et téléphone. Plus de détails sur la page Delta pour les psychomotriciens.

Quel est le meilleur logiciel pour un psychomotricien ?

Il n'y en a pas un seul. Le bon choix dépend de ce qui vous prend le plus de temps. Pour beaucoup de psychomotriciens, ce sont les bilans et les écrits pour les familles.

Un logiciel pour psychomotricien doit-il être certifié HDS ?

Oui, si le prestataire héberge pour vous des données de santé. C'est une obligation de l'article L1111-8 du Code de la santé publique.

Un outil de transcription est-il utile quand la séance est surtout non verbale ?

Il sert surtout pour les échanges avec les parents. Pour ce qui passe par le corps et le jeu, la dictée juste après la séance est plus utile.

Faut-il prévenir les parents ?

Oui. Ils doivent savoir que l'outil est utilisé et pouvoir refuser, et l'enfant doit être informé avec des mots adaptés à son âge. Voir notre article sur l'accord du patient.

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