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Notes de séance en hypnose : modèle, trame et exemple

Une trame de note de séance d'hypnose en neuf rubriques, un exemple rempli, le cadre français (titre de psychothérapeute, limites, orientation vers un médecin) et les erreurs fréquentes.

Pays concernés : Belgique, Suisse, France

La note de séance en hypnose est la trace écrite, courte et datée, de chaque séance. Elle garde la demande du patient, la technique utilisée, les suggestions proposées et ce que le patient en dit au retour.

À quoi sert la note de séance en hypnose

Quelques semaines après une séance, le souvenir de ce que vous avez dit s'efface. La note sert à garder l'essentiel.

  • Retrouver les mots justes. Les images et les formulations qui ont touché le patient comptent beaucoup. Si vous les notez, vous pouvez les reprendre à la séance suivante, ou les éviter si elles l'ont gêné.
  • Suivre l'objectif. Chaque note dit où en est le patient par rapport à ce qu'il est venu chercher. Vous voyez ainsi si l'accompagnement avance ou s'il faut changer d'approche.
  • Garder la trace du cadre. La note montre ce que vous avez proposé et les conseils donnés, comme celui de consulter un médecin.

Le cadre à connaître en France

La pratique de l'hypnose n'est pas réglementée

En France, aucun texte ne réglemente la pratique de l'hypnose en tant que telle, ni le titre d'hypnothérapeute. Aucune formation précise n'est exigée. Le rapport de l’Inserm de 2015 sur l’efficacité de l’hypnose le souligne. Il note que ce statut non réglementé regroupe des praticiens aux qualifications très différentes, et que les formations sont hétérogènes.

Une réponse ministérielle publiée au Journal officiel le 11 décembre 2018 explique pourquoi une certification d'hypnothérapeute n'a pas été inscrite au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Selon elle, le mot « hypnothérapeute » peut laisser penser au public qu'un diagnostic est posé, et certaines demandes relèvent habituellement de la médecine. La même réponse rappelle que l'hypnose a toute sa place dans la prise en charge soignante, notamment à l'hôpital.

Le titre de psychothérapeute est réglementé

L'usage du titre de psychothérapeute est encadré par l'article 52 de la loi du 9 août 2004 et par le décret n° 2010-534 du 20 mai 2010. Pour porter ce titre, il faut une formation en psychopathologie clinique d'au moins 400 heures et un stage pratique d'au moins cinq mois. Cette formation est ouverte aux titulaires d'un doctorat permettant d'exercer la médecine en France, ou d'un master en psychologie ou en psychanalyse. Le décret prévoit des dispenses, totales ou partielles, pour certains professionnels, dont les médecins et les psychologues.

Le professionnel doit ensuite être inscrit sur la liste tenue par l'agence régionale de santé (ARS) de sa résidence professionnelle principale, avant toute utilisation du titre. L'ensemble de ces listes forme le registre national des psychothérapeutes. Selon l'ARS Nouvelle-Aquitaine, l'absence d'inscription expose aux sanctions de l'article 433-17 du Code pénal, qui punit l'usage sans droit d'un titre réglementé. Si vous n'êtes pas inscrit à ce registre, n'utilisez donc pas le titre de psychothérapeute. Cela ne vous empêche pas de pratiquer l'hypnose.

Les limites de la pratique

Poser un diagnostic et traiter une maladie relèvent du médecin. La réponse ministérielle de 2018 cite un arrêt de la Cour de cassation du 9 mars 2010. Dans cette affaire, une personne qui n'était pas médecin pratiquait notamment des manipulations, de l'acupuncture et de l'hypnose dans le but de guérir. Elle a été condamnée pour exercice illégal de la médecine. Les juges ont retenu que l'hypnose employée « à des fins curatives » relève du traitement médical.

Ce qui est visé, c'est donc l'hypnose qui prétend soigner une maladie ou qui se substitue au médecin. En pratique, ne posez pas de diagnostic, ne promettez pas de guérison et orientez vers un médecin tout ce qui relève du soin médical.

Le rapport de l'Inserm juge les études de sécurité rassurantes. Il appelle toutefois à la vigilance sur les dérives éthiques que les techniques de suggestion peuvent entraîner. Il juge aussi les données insuffisantes dans plusieurs indications. Écrivez donc l'objectif sans promettre de résultat.

Quand orienter vers un médecin

Certaines situations sortent du cadre d'une séance d'hypnose. Dans ce cas, conseillez au patient de consulter, puis notez dans le dossier ce conseil, sa date et la réponse du patient.

  • Un symptôme physique qui n'a pas été vu par un médecin.
  • Un patient qui envisage d'arrêter ou de réduire un traitement. Ce choix se discute avec son médecin.
  • Une dépression, des douleurs chroniques ou l'arrêt d'un médicament. La réponse ministérielle de 2018 range ce type de demandes parmi celles habituellement traitées par la médecine. Vérifiez que le patient a un suivi médical, ou conseillez-lui d'en parler à son médecin.
  • Une détresse importante ou des idées suicidaires. En cas d'urgence vitale, appelez le 15. Le 3114, numéro national de prévention du suicide, est joignable 24h/24 et 7j/7, gratuitement, dans toute la France.

Vos notes sont des données de santé

Selon la CNIL, les données de santé sont les données relatives à la santé physique ou mentale d'une personne, passée, présente ou future. Vos notes d'hypnose en font partie, quel que soit votre titre. Si vous utilisez un logiciel en ligne, vérifiez où il héberge les données. Notre article sur l'hébergement certifié HDS explique quoi regarder.

Le patient peut demander à accéder aux données qui le concernent. Selon la CNIL, il faut lui répondre au plus tard dans un délai d'un mois, et ce droit est gratuit. Si vous êtes aussi professionnel de santé, d'autres règles s'ajoutent, présentées dans notre article sur l'accès au dossier patient. Écrivez donc des notes factuelles, que le patient pourrait lire sans être blessé.

Cet article décrit le cadre français. En Belgique et en Suisse, les règles sur les titres et sur le dossier sont différentes.

La trame de la note, rubrique par rubrique

Gardez la même trame d'une séance à l'autre pour comparer les séances d'un coup d'œil. Chaque rubrique tient en une à trois lignes.

1. Identification et contexte

Nom du patient, date, numéro de la séance, durée, au cabinet ou en visio. Notez aussi un éventuel suivi médical pour la même demande.

2. La demande du patient

Écrivez-la avec ses mots, entre guillemets. À la première séance, c'est la demande de départ. Aux séances suivantes, notez ce qui a changé depuis la dernière fois.

3. L'objectif de la séance

Formulez-le avec le patient, de façon concrète. Par exemple « me sentir capable d'entrer dans la salle de réunion sans vouloir repartir ». Si vous utilisez une échelle de 0 à 10, notez la question posée et la réponse.

4. L'état au début de la séance

Ce que le patient dit de ses derniers jours, son niveau sur l'échelle et ce que vous observez. Décrivez plutôt que juger.

5. L'induction et la technique

Le type d'induction, par exemple la fixation d'un point ou la respiration, puis l'approfondissement et la durée approximative de la phase d'hypnose.

6. Les suggestions et les images

Les suggestions principales, les métaphores utilisées et le lieu ressource si le patient en a un. Reprenez si possible les mots exacts.

7. Le ressenti au retour

Ce que le patient dit en sortant de l'hypnose, les images qui lui restent, un éventuel inconfort et son niveau sur l'échelle.

8. La tâche entre les séances

Autohypnose, exercice de respiration ou geste à utiliser dans une situation précise. Indiquez la fréquence convenue avec le patient.

9. La suite

Le délai avant la prochaine séance, ce que vous comptez reprendre ou changer, et toute orientation conseillée, vers un médecin ou un autre professionnel, avec la réponse du patient.

Exemple de note remplie

L'exemple ci-dessous concerne une patiente fictive. Il montre le niveau de détail attendu, pas une façon de conduire la séance.

  • Identification. Mme Lefèvre, 41 ans. Séance 2, au cabinet, 50 minutes. Pas de suivi médical en cours pour cette demande, selon la patiente.
  • Demande. « Avant chaque présentation en réunion, j'ai les mains qui tremblent et je perds mes moyens. » Depuis la séance 1, une présentation passée, « un peu mieux que d'habitude ».
  • Objectif de la séance. Se sentir assez calme pour commencer sa présentation de jeudi. Trac à 8 sur 10 quand elle y pense.
  • État au début. Souriante, parle vite. Dit avoir fait l'exercice de respiration quatre fois dans la semaine.
  • Induction et technique. Fixation d'un point, puis respiration lente. Approfondissement par un escalier de dix marches. Phase d'hypnose d'environ 20 minutes.
  • Suggestions et images. Retour au lieu ressource choisi en séance 1, une plage en Bretagne. Image d'un « thermostat » que la patiente baisse elle-même. Répétition mentale de la présentation de jeudi, vue depuis la plage.
  • Ressenti au retour. « J'avais les mains lourdes, c'était agréable. » A trouvé l'escalier trop long. Trac à 5 sur 10 en pensant à jeudi.
  • Tâche. Autohypnose de cinq minutes chaque jour jusqu'à jeudi, avec le thermostat. Respiration lente juste avant d'entrer dans la salle.
  • Suite. Prochaine séance dans deux semaines. Raccourcir l'approfondissement. Faire le point sur la présentation de jeudi.

Suivre l'évolution d'une séance à l'autre

C'est la suite des notes qui montre si l'accompagnement avance.

  • Relisez la note précédente avant la séance. Vous retrouvez les images qui ont aidé, celles qui ont gêné et la tâche convenue.
  • Faites un point d'étape. Après quelques séances, relisez toutes les notes. Si rien ne bouge, parlez-en avec le patient et envisagez une autre approche ou une orientation. Gardez la même échelle, posée au même moment, pour que les chiffres se comparent.

Les erreurs fréquentes

  • Noter la technique sans les mots. « Induction, approfondissement, suggestions » ne vous aidera pas à la séance suivante. Les images et les formulations du patient, si.
  • Ne pas noter une orientation. Si vous avez conseillé de voir un médecin, écrivez-le, avec la date et la réponse du patient.
  • Interpréter plutôt que décrire. « Résistance inconsciente » se lit mal si le patient demande son dossier. « N'a pas souhaité poursuivre l'exercice » est plus juste.

Prendre ses notes avec Delta

Delta est l'assistant clinique des professionnels de santé mentale et du paramédical. Vous avez deux façons de prendre vos notes. Pendant la séance, Delta transcrit ce qui se dit. Après la séance, vous dictez vos observations. Vous pouvez aussi ajouter des notes écrites.

Delta génère ensuite le compte rendu de séance, avec un résumé court, un résumé détaillé et les sujets pour la prochaine séance. Il tient compte de votre profession. Il met aussi à jour le dossier du patient, avec la synthèse du suivi et les objectifs suivis. Vous retrouvez ainsi tout le suivi et son évolution au même endroit. Delta rédige aussi les courriers, attestations et bilans, adaptés à votre profession.

Les données sont hébergées en France chez un hébergeur certifié HDS, et le traitement IA a lieu en France. Le nom du patient et les informations qui permettent de l'identifier sont pseudonymisés avant l'IA. Aucun fichier audio n'est conservé. L'audio sert seulement pendant la séance, à produire la transcription. Les données ne servent jamais à entraîner un modèle et sont chiffrées en transit et au repos.

Delta fonctionne dans le navigateur, avec une application Mac et Windows recommandée en séance. Avant d'utiliser la transcription pendant la séance, informez le patient et recueillez son accord. Notre article sur le consentement à la prise de notes par IA explique comment faire. L'essai dure 14 jours, sans carte bancaire. Ensuite, l'abonnement coûte 29 € par mois TTC en facturation annuelle, ou 35 € par mois TTC en facturation mensuelle, sans engagement.

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Questions fréquentes

La note de séance est-elle obligatoire en hypnose ?

Nous n'avons trouvé aucun texte qui impose un format de note aux praticiens en hypnose. Si vous êtes professionnel de santé, les règles de votre profession sur le dossier du patient s'appliquent. Une note courte après chaque séance reste le meilleur moyen de suivre l'évolution.

Faut-il un diplôme pour pratiquer l'hypnose ?

Non. En France, la pratique de l'hypnose n'est pas réglementée en tant que telle, et le titre d'hypnothérapeute non plus. Selon le rapport de l'Inserm de 2015, les formations existantes sont hétérogènes. En revanche, poser un diagnostic, traiter une maladie ou utiliser le titre de psychothérapeute sans inscription reste interdit.

Peut-on se dire psychothérapeute quand on pratique l'hypnose ?

Seulement si vous êtes inscrit au registre national des psychothérapeutes, après la formation prévue par le décret n° 2010-534. Le titre d'hypnothérapeute, lui, n'est pas réglementé. Selon l'ARS Nouvelle-Aquitaine, utiliser le titre de psychothérapeute sans inscription expose à des sanctions pénales.

Le patient peut-il lire mes notes d'hypnose ?

Oui, il peut demander à accéder aux données qui le concernent. Selon la CNIL, la réponse doit intervenir au plus tard dans un délai d'un mois, et ce droit est gratuit. Rédigez donc des notes factuelles et respectueuses.

Peut-on prendre des notes pendant la phase d'hypnose ?

Oui, quelques mots suffisent, sans casser le rythme de la séance. Vous pouvez aussi tout noter juste après, tant que les détails sont frais. Si vous utilisez un outil de transcription, informez d'abord le patient et recueillez son accord.

Sources

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